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5 faits sur les brevets relatifs aux montres solaires

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Les montres alimentées par l’énergie solaire sont présentes sur le marché depuis des décennies. Le premier produit de ce type est apparu dans les années 70 et cette technologie a attiré beaucoup d’attention lorsque Citizen a lancé son premier modèle Eco-Drive dans les années 90. Le développement et l’intégration de cellules solaires dans des produits horlogers a également donné lieu à un grand nombre de dépôts de brevets dans de nombreux pays, et ce depuis les années 70. CENTREDOC, une entreprise suisse spécialisée dans la Business Intelligence opérant notamment pour l’industrie horlogère depuis 1964, a collecté et analysé toutes les demandes de brevets relatives à l’utilisation de cellules solaires dans des produits horlogers. Le résultat est un Patent Landscape de 70 pages, duquel sont tirés les 5 éléments suivants.

 #1 – Le développement de technologies solaires en vue d’une application horlogère est en croissance

La première demande de brevet sur ce sujet a été déposée en 1970 par la compagnie japonaise Seiko Epson. Depuis lors, 1’217 familles de brevets ont été publiées. En 2014, dernière année pour laquelle nous disposons de statistiques complètes en raison des 18 mois de délai entre le dépôt d’une demande de brevet et sa publication, le nombre de demandes de brevets relatives aux technologies solaires appliquées à l’horlogerie a augmenté de 9.6% par rapport à 2013. 101 demandes de brevets ont été déposées dans le monde sur ce thème en 2014.

#2 – Le Japon mène la course

Comme mentionné dans l’introduction, la première demande de brevet relative aux montres solaires a été déposée par Seiko, une entreprise japonaise. Ce pays reste le leader incontesté en termes de nombre de dépôts de brevets effectués sur le sujet avec 870 familles, représentant 71% de l’ensemble des demandes de brevets publiées dans le monde. En seconde position se trouve la Chine (169 familles, 14% de total) et en troisième les USA (58 familles, 5%). La Suisse se classe 4ème avec 28 familles de brevets (2% du total). Malgré un départ tardif (2006), la Chine est désormais le second pays d’origine en termes de dépôts de brevets sur ce sujet avec une croissance de 42% en 2014 (à titre de comparaison, le Japon a connu une croissance de 6% entre 2013 et 2014). 8 des 10 premiers déposants de brevets sont basés au Japon.

#3 – Citizen est le principal déposant de brevets du domaine

Seiko Epson était la première société à déposer un brevet sur les montres solaires et est resté durant presque 25 ans, le déposant ayant effectué le plus grand nombre de dépôts de brevets. Citizen (second) a initié une action de R&D en 1993 qui lui a assuré la première place trois ans plus tard (1996). Ces deux sociétés sont les déposants les plus prolifiques de ce sujet avec un total combiné de 566 familles de brevets, soit 46% de l’ensemble des demandes publiées dans le monde en relation avec les montres solaires.

#4 – La majorité des demandes de brevets portent sur la technologie des cellules ou leur intégration dans la cadran d’une montre.

37% des brevets relatifs aux montres solaires ont pour sujet les cellules solaires elles-mêmes. 35% portent sur l’intégration des cellules sur ou sous le cadran d’une montre. L’intégration de cellules sur le bracelet est un des sujets les plus récents mais connaît une forte activité, notamment en Chine, et se situe en troisième position en termes de nombre de demandes de brevets déposées.

#5 – Swatch est la seule entreprise européenne du top 10 des déposants

Avec 31 demandes de brevets relatives aux montres solaires, le Swatch Group se classe 6e de la liste des principaux déposants. Il s’agit de la seule entreprise européenne du top 10 et d’une des deux non asiatiques de la liste (l’autre étant la société américaine Qualcomm, en 10e position). Swatch Group a été la troisième société à se lancer dans le dépôt de brevets sur ce sujet en 1976, après Seiko (1970) et Citizen (1973).

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CENTREDOC façonne son avenir

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NEUCHATEL, 8 JUIN 2016 – Spécialisé dans la veille technologique, la recherche d’informations scientifiques (brevets, littérature, web) et le conseil stratégique, CENTREDOC profite de la tenue de son Assemblée générale 2016 pour présenter à ses membres et au public les deux nouveaux outils qu’il a développés pour s’adapter à un futur prometteur : la plate-forme informatique RAPID4 et le réseau européen ECLIPS. Aboutissement de plusieurs années d’efforts, ces innovations permettront à CENTREDOC, d’une part de se rapprocher des PME régionales en répondant encore mieux à leurs besoins, d’autre part de rivaliser avec les grands acteurs européens.

RAPID4

Créé il y a plus de 15 ans lorsque Nestlé a rejoint les rangs de CENTREDOC, le logiciel RAPID est capable de gérer tous les flux d’informations scientifiques et stratégiques sur une seule plate-forme. Référence dans le domaine de la veille technologique, et bien qu’ayant connu plusieurs évolutions au fil des années, il restait principalement voué à satisfaire les objectifs des grandes sociétés.

Dernière mise à jour de la plate-forme multi-sources, RAPID4 change la donne. Fruit d’investissements massifs, l’outil est aujourd’hui évolutif, s’adaptant désormais davantage aux besoins des PME. Basé sur un concept modulaire, il permet à n’importe quelle structure – d’un seul veilleur à une entreprise globale – de construire le système de gestion qui lui convient le mieux, sans paramétrage complexe : recherche de brevets, veille stratégique ciblée, gestion de l’information à l’interne et diffusion des résultats sur différents supports, constituent ainsi les quatre modules à choix.

Véritable agrégateur de sources intelligent (brevets, publications scientifiques, web et informations internes), capable de traiter d’importants volumes de données, RAPID4 est unique en son genre. L’ensemble des paramètres, informations et fonctionnalités se présentent dans un environnement convivial, lui-même disponible sur un cloud sécurisé. Entièrement développé avec des partenaires helvétiques spécialisés dans le e-banking et le e-voting, RAPID4, ainsi que toutes les données clients, sont en effet exclusivement hébergés en Suisse. Des précautions qui visent à répondre aux exigences les plus poussées en termes de sécurité informatique.

Destiné aux entreprises suisses, RAPID4 fonctionne également comme hub d’informations stratégiques au sein du réseau ECLIPS.

ECLIPS

Les progrès technologiques – notamment l’apparition d’internet dans les années 1990 – et la globalisation ont progressivement obligé les fournisseurs d’informations stratégiques à s’adapter : de l’exploitation de bases de données – devenue gratuites pour la plupart –, ils ont fait évoluer leur modèle d’affaires vers le conseil en propriété intellectuelle et le soutien en innovation. Un domaine qui est aujourd’hui le théâtre d’une intense concurrence au niveau mondial. Thomson Reuters, présent dans une centaine de pays suite à pas moins de 68 acquisitions, fait notamment partie des géants du secteur.

Pour CENTREDOC, une présence à l’international devenait indispensable. Mais à la croissance interne (filiales) et externe (acquisitions), il a choisi une troisième voie : le réseau. Baptisé ECLIPS, celui-ci s’articule autour de CENTREDOC et de la société suédoise Uppdragshuset. De tailles identiques, offrant des prestations similaires mais dans des zones d’influence différentes, travaillant en confiance depuis de nombreuses années, les deux institutions s’affichent aujourd’hui comme les piliers complémentaires d’une nouvelle toile européenne de centres de recherche, d’analyse et de synthèse d’informations stratégiques. Bien que déjà opérationnel, le réseau ECLIPS est encore appelé à grandir dans un avenir proche.

Ce remaniement topographique est à même de faire naître des perspectives exceptionnelles aux membres et clients de CENTREDOC : ouverture sur l’Europe, nouvelles compétences et expertises renforcées, le tout à travers un interlocuteur unique et connu. Toute la chaine de valeurs s’en trouve consolidée avec, en guise de colonne vertébrale, la plate-forme RAPID4.

A PROPOS DE CENTREDOC

Fondé en 1964, CENTREDOC fut à ses début un centre de documentation à disposition de l’industrie horlogère suisse. Aujourd’hui spécialisée dans la recherche, la veille, l’analyse et la synthèse d’informations stratégiques destinées aux entreprises, la coopérative compte 32 membres – parmi lesquels Swatch Group, Rolex ou Nestlé – et quelque 150 clients. Active dans les secteurs de l’horlogerie, de la chimie, de l’électronique, de l’agroalimentaire, du médical ou encore de la pharma, elle emploie 16 collaboratrices et collaborateurs dans le bâtiment du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) à Neuchâtel.